jeudi 23 février 2017

Un amour de Racing 92

Il est temps que je parle enfin sur ce blog de rugby. Depuis une certaine demi-finale de coupe du monde de 1999 et grâce à mon papa, j'ai une passion pour le rugby international. Je regarde chaque année tous les match du tournoi des VI nations et tous les 4 ans, je regarde la coupe du monde avec bonheur (un peu moins quand on se prend 60 points de la part des tout-noirs, mais bon, quand même !!). Par contre, je n'avais, jusqu'ici, jamais soutenu de club. Ce n'était pas trop dans la culture familiale.

Novembre 2015, la coupe du monde de rugby en Angleterre se termine par le sacre des All Blacks de Nouvelle Zélande. Dan Carter est alors au sommet de sa gloire (élu joueur de l'année) et est annoncé en France, au Racing 92 pour la prochaine saison du Top 14. Quoi ?? Un double champion du monde Néo-Z qui s’entraîne juste à côté de mon travail ?? Il fallait que j'aille voir ça ! En plus, je démarrais la photo, c'était la bonne excuse pour aller m'entraîner à capter des gens en mouvement.

Donc, il y a 1 an, je suis allée assister à mon 1er entrainement public du Racing 92 au Plessis-Robinson. Je voulais voir Dan Carter, mais il était blessé. Il n'a pas pris part à cet entrainement, ni au suivant. Pas grave, j'ai profité quand même du moment. A vrai dire, je ne connaissais presque personne. Quelques joueurs français bien sûr, Dimitri Szarzewski, Brice Dulin, Maxime Machenaud (qui n'était pas là). Quelques internationaux, comme le grand Joe Rokocoko (Néo-Z) et l'argentin Juan Imhoff dont j'avais repéré le talent et l'élégance lors de la dernière coupe du monde mais je ne savais pas qu'il jouait au Racing. Bref, c'était à peu près tout.
Mes premières photos au Racing (2016).

Souvenirs, 2016...

Premiers portraits (2016) en couleurs à l'époque... A gauche :  Ben Tameifuna, Xavier Chauveau, Yannick Nyanga.
Au centre : Brice Dulin. A droite : Luc Barba, Joe Rokocoko, Rémi Talès.
J'étais venue voir Dan Carter, il n'était pas là. Aux vacances suivantes, je suis revenue à d'autres entraînements. J'ai fini par le voir jouer au mois de mai. Entre temps, j'ai appris à reconnaître les joueurs, à m'y attacher, tout en suivant de très très loin les résultats de l'équipe. 

De gauche à droite : Maxime Machenaud, Juan Imhoff, Benjamin Dambielle, Brice Dulin.

Et puis il y eu cette superbe fin de saison 2016, la finale de Top 14 de ouf (vue en différé pour ma part), le titre de Champion de France, la célébration du titre au Plessis-Robinson et la reprise de la saison, de nouveaux entraînements publics sous le soleil, sous la pluie, par 35 ou -3°C, 3 match au stade Yves du Manoir à Colombes (3 victoires !), le suivi des résultats chaque semaine... De beaux moments de fêtes que je garde en mémoire.

Célébration du titre au Plessis Robinson (juin 2016).
J'étais (et suis toujours) tellement impressionnée qu'il m'a fallu des mois pour oser approcher les joueurs. Je venais incognito et me contentais de les photographier de loin. Ce fut le début de la série des portraits de joueurs qui s'est poursuivie quand mon homme m'a accompagnée au Plessis ou à Colombes. C'est alors devenu comme une petite tradition, les portraits de fin se session. J'ai compilé une partie de ces photos dans un album que petit à petit je fais signer aux joueurs. Ma petite fierté ! Je remercie d'ailleurs tous les joueurs pour leur gentillesse et leur disponibilité avec les supporters, petits ou grands.

Sourires de fin d'entrainement.

Notre album photos, captation en duo.
J'étais venue voir Dan Carter, mais au fil de mes visites au Plessis, j'ai fait de belles rencontres avec les supporters, Fanny, Coco, Marie, Yves, Jean-Jacques, la team poteau... Des gens avec qui partager cette nouvelle passion pour le club et qui contribuent au plaisir d'aller aux entraînements et aux match.

Derby contre le Stade Français, octobre 2016.
J'étais venue voir Dan Carter, il n'était pas toujours là. Ce qui s'est passé, c'est que je suis tombée en amour avec cette équipe, me suis attachée à ses joueurs et ses supporters. J'ai passé de super moments durant cette année écoulée. Cette saison post titre est un peu difficile pour le club, mais je crois en l'équipe et la soutiendrai encore à chaque match. Je reviendrai avec plaisir au Plessis Robinson, même quand Dan Carter ne sera plus là !

Je publie mes photos des entraînements et des matchs (mais aussi des voyages !) sur la page facebook du blog, n'hésitez pas à lui rendre visite, à farfouiller dans les albums et à vous abonner !

vendredi 17 février 2017

L'extraordinaire glacier Perito Moreno - Argentine - Patagonie2016#4

S'il y a bien quelque chose que je voulais absolument voir en allant en Patagonie, c'est un de ses fabuleux glacier. Ceux dont on rêve un jour de s'approcher, ceux qui vous font aimer la nature, ceux qui vous impressionnent et vous mettent des étoiles dans les yeux. Et bien, le glacier Perito Moreno fait partie de cette catégorie !


Nous quittons Ushuaïa sous la pluie et survolons le bas de l'Argentine pour remonter à 1000 km vers le nord, au pied de la petite cordillère qui termine la colonne vertébrale de l'Amérique du sud et sert de frontière naturelle entre l'Argentine et le Chili. Nous atterrissons à El Calafate en pleine steppe patagone, une zone sèche et balayée par les vents où rien ne pousse car les nuages restent accrochés aux montagnes. Et pourtant, El Calafate se situe au bord du lac Argentino, alimenté par la fonte des glaces, c'est donc que nous ne sommes pas très loin de ces fameux glaciers tant attendus !

Lac Argentino à El Calafate. De la steppe et de l'eau (et des poteaux électriques !)
Il faut presque 2h de route pour arriver à destination. Pas de chance, une fois arrivés dans la zone des montagnes, c'est la pluie qui nous accueille ! Quand je vous dis que les nuages sont accrochées aux sommets ! C'est donc sous la grisaille que nous découvrons un premier aperçu du glacier.


Ouais, donc là, on se dit, ça va être chaud pour voir quelque chose à cette distance avec le temps qu'il fait ! Il est cependant possible de s'approcher du front sud du glacier en bateau à l'occasion d'une croisière d'environ 1h. La météo a continué son caprice, nous avons donc passé 1h sous la pluie, en plein vent et par 3°C à admirer de près le Perito Moreno. Et croyez-moi, sur le moment, on s'est dit "c'est quand même génial de le voir de si près !!". 

Le glacier fait entre 40 et 70 m de haut, on ne l'approche pas à moins de 30 m et pourtant, on se sent si petit devant ce mur. Cette énorme masse d'eau cristallisée qui avance inexorablement en craquant comme le tonnerre, libérant par moment d'énormes morceaux de glace. Et ce blanc et ce bleu qui illuminent le paysage malgré le temps très couvert, absolument incroyable !



Impossible de se lasser de regarder ces formes qui se découpent sur le ciel, tout est différent, c'est... hypnotisant !




C'est frigorifiés, mais émerveillés que nous sommes rentrés au car avant d'aller déjeuner. Nous pensions avoir vu le plus beau, et pourtant nous n'étions pas aux bout de nos surprises !

Nous avons déjeuné dans un restaurant, sur le site, avec une vue panoramique sur le front nord du glacier. Le soleil a fini par pointer son nez, et là, nouvel émerveillement ! Les montagnes enneigées ont fait leur apparition, tels des gâteaux saupoudrés de sucre glace. Nous n'avions pas imaginé tel spectacle tant le ciel était bouché 1h avant !


Après le déjeuner, place à la promenade des passerelles, pour découvrir le front principal du glacier qui vient toucher la langue de terre face à lui. Nouveau spectacle saisissant, nouvel émerveillement ! Décidément, cette journée est allée au delà de mes espérances !



Les passerelles font littéralement face au glacier que l'on peut admirer dans sa totalité (ou presque, si le temps est dégagé). Il n'est pas le plus long de Patagonie, il ne fait "que" 10 km de long. Mais le voir s'étendre à perte de vue, c'est juste ouaouh ! Nous suivons donc le chemin sur les passerelles qui permet de s'approcher au plus près du front et de prendre la mesure de ce monument de glace qui se dresse devant nous.


Le Perito Moreno dans toute sa largeur. La promenade en bateau s'est faite sur le côté à gauche.
Le Perito Moreno fait 5 km de long à sa périphérie. C'est un des rares glaciers à ne pas diminuer, il oscille. Parfois il rejoint la langue de terre sur laquelle nous nous promenons et l'eau du lac creuse une arche dans le glacier. Suivant l'évolution du glacier, cette arche finit par s'écrouler. Elle s'est écroulée pour la dernière fois en mars 2016 et ne s'était pas encore reformée quand nous sommes passés en novembre dernier.

Encore une fois, nous sommes saisis par la couleur de la glace, de l'eau et par la beauté du paysage. La promenade doit pouvoir se faire en 1h (ça descend tout le long), mais on y serait bien restés toute la journée, voire plus. Je frissonne encore en entendant les craquements de la glace et le tonnerre des éboulements. 





Éboulis de glace dans l'eau.
Et comme si le tout n'était pas assez extraordinaire, devinez qui est venu nous rendre visite ? Des condors !! Ces vautours gigantesques et majestueux, symboles des Andes, volant à quelques mètres de nous, au dessus des icebergs... Juste magique...

Photo prise sans téléobjectif !! C'est dire s'ils étaient près !


El condor pasa...

Je me suis rendue compte en rentrant que j'avais carrément mitraillé cet exceptionnel glacier ! Mais franchement, quand je revois tout ça sur mon écran, je me dis que je ne m'en lasserai jamais et que ça valait vraiment le coup. Alors j'espère que cet article vous aura plu (il est un peu long oui), et que vous ne m'en voudrez pas de mon enthousiasme. Je vous dis à bientôt !!



samedi 28 janvier 2017

Ushuaia, le canal de Beagle Patagonie2016#3

Au lendemain de notre arrivée, j'ai tenté d'aller admirer le lever de soleil sur la baie d'Ushuaïa. Hélas, j'ai oublié de mettre le réveil et je me suis réveillée un petit quart d'heure trop tard. Cela ne m'a pas empêchée de sortir pour profiter du superbe paysage devant notre hôtel à 6h du matin (= minuit en France !). Un moment agréable dans la sérénité du petit matin.



Une belle journée nous attendait avec une croisière sur le canal de Beagle. Ce canal sépare l'île de Terre de Feu d'un chapelet d'îles rattachées au Chili depuis 1984. Cette croisière donne un aperçu des magnifiques paysages qui nous entoure et passe par l'archipel des Reaches, l'île aux oiseaux et l'île des otaries. 

Nous quittons Ushuaïa.






Il y a finalement peu à dire de cette promenade, juste l'immensité des paysages à admirer ce qui est un peu difficile à rendre en photo malheureusement. Même les photos panoramiques semblent trop petites pour capter ce spectacle à 360°. Le soleil est là, il ne fait pas chaud et il y a du vent (comme très souvent à Ushuaia), mais on ouvre grand les yeux et on profite.





Malheureusement, nous n'avons pas vu de pingouins... :-( Il était encore un peu tôt dans la saison pour bien les voir et de toutes façons, notre tour n'était pas assez long pour ça. La croisière s'est donc terminée par le tour du phare Les Éclaireurs, souvent confondu avec le phare du bout du monde. Enfin, il n'en est pas si loin... 



C'est ainsi que notre séjour en Terre de Feu s'est terminé, sous le soleil, après un passage par l'office du tourisme pour faire tamponner nos cartes postales du bout du monde. Dans le prochain article, nous remonterons 1000 km au nord, voir le merveilleux glacier Perito Moreno. À très vite !!